Se connecter
Retour au blog

Système d’entrée/de sortie de l’UE : ce que les voyageurs doivent savoir

Publié juin 9, 2026Mis à jour septembre 15, 2026
Système d’entrée/de sortie de l’UE : ce que les voyageurs doivent savoir

Le système d’entrée/de sortie de l’Union européenne, généralement appelé EES (Entry/Exit System), constitue l’un des changements les plus importants apportés au contrôle des frontières Schengen. Déployé progressivement à partir du 12 octobre 2025 et pleinement opérationnel depuis le 10 avril 2026, ce système numérique remplace les traditionnels cachets apposés manuellement sur les passeports par un enregistrement électronique des entrées et des sorties des voyageurs concernés.

Pour la plupart des voyageurs, l’EES ne modifie pas les conditions d’entrée dans l’espace Schengen. Le système ne remplace pas le visa, ne crée pas de nouvelle catégorie de visa et ne constitue pas, à lui seul, une autorisation d’entrée dans l’espace Schengen. Son principal changement concerne le contrôle aux frontières : les entrées et sorties sont désormais enregistrées électroniquement, permettant aux autorités de vérifier plus facilement le respect de la durée de séjour autorisée, notamment la règle des 90 jours sur toute période de 180 jours.

Ce guide explique simplement ce qu’est l’EES, pourquoi il a été mis en place, qui est concerné ou exempté, et ce qu’il faut savoir avant et pendant le voyage.

Contexte : pourquoi l’UE a introduit l’EES 

Pendant de nombreuses années, les voyageurs se rendant dans l’espace Schengen pour un court séjour devaient faire tamponner leur passeport manuellement par les agents aux frontières, à l’entrée comme à la sortie. Ce système, bien que simple, présentait certaines limites, notamment lorsque les cachets étaient illisibles, manquants ou répartis sur plusieurs passeports. Cela pouvait compliquer le suivi des séjours et la vérification du respect de la règle des 90 jours sur 180.

L’Union européenne a développé l’EES dans le cadre de son projet de « frontières intelligentes ». L’objectif est de moderniser les contrôles aux frontières, de renforcer la sécurité et de permettre un suivi plus précis des séjours. Le système facilite notamment l’identification des voyageurs qui dépassent la durée de séjour autorisée et permet de développer davantage les contrôles automatisés aux frontières.

L’Union européenne a donc développé l’EES dans le cadre de son projet de « frontières intelligentes ». L’objectif est de moderniser les contrôles, de renforcer la sécurité et de remplacer progressivement les procédures manuelles par un enregistrement électronique des entrées et des sorties. Le système permet ainsi de suivre plus précisément la durée des séjours, de repérer plus facilement les dépassements de la durée autorisée.

L’EES a été déployé progressivement à partir du 12 octobre 2025 et est pleinement opérationnel depuis le 10 avril 2026 dans les pays concernés.

Qu’est-ce que l’EES ? 

L’EES est un système informatique automatisé utilisé aux frontières extérieures de l’espace  Schengen. Il enregistre électroniquement les entrées et les sorties de certains ressortissants de  pays non membres de l’UE lorsqu’ils se rendent dans l’espace Schengen pour un court séjour.

Un « court séjour » correspond généralement à un séjour de 90 jours maximum sur toute  période de 180 jours, selon les règles applicables au voyageur.

L’EES enregistre notamment :

● le nom du voyageur et les informations figurant sur son passeport ou document de  voyage ;

● la date et le lieu d’entrée ;

● la date et le lieu de sortie ;

● certaines données biométriques, notamment une image faciale et les empreintes  digitales ;

● les éventuels refus d’entrée.

Pour les voyageurs concernés, l’EES remplace progressivement le tamponnage manuel des passeports. Les entrées et les sorties sont désormais enregistrées électroniquement, permettant aux autorités frontalières de consulter un historique numérique des passages et de vérifier plus facilement la durée des séjours.

Quels pays utilisent l’EES ? 

L’EES est utilisé aux frontières extérieures de l’espace Schengen. Il concerne actuellement 29 pays européens : 25 États membres de l’Union européenne faisant partie de l’espace Schengen, ainsi que l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse, qui sont associés à l’espace Schengen.

L’Irlande et Chypre n’utilisent pas l’EES. Les passeports continuent donc d’y être tamponnés manuellement. Chypre fera toutefois partie des pays concernés par ETIAS, le nouveau système d’autorisation de voyage qui devrait entrer en vigueur au dernier trimestre 2026.

Il est donc important de retenir que l’EES ne s’applique pas à tous les pays de l’Union européenne. Son fonctionnement est lié à l’espace Schengen. Ainsi, la Suisse et la Norvège sont incluses dans le système, tandis que l’Irlande et Chypre n’en font pas partie.

Qui est concerné par l’EES ? 

L’EES s’applique principalement aux ressortissants de pays non membres de l’UE qui se rendent dans l’espace Schengen pour un court séjour, qu’ils soient dispensés de visa ou soumis à l’obligation de visa.

- Les voyageurs dispensés de visa 

De nombreux ressortissants britanniques, américains, canadiens, australiens et d’autres pays  peuvent entrer dans l’espace Schengen pour un court séjour sans visa. Ils sont toutefois  concernés par l’EES lorsqu’ils franchissent une frontière extérieure Schengen.

- Les voyageurs soumis à l’obligation de visa

Les voyageurs soumis à l’obligation de visa et titulaires d’un visa Schengen de court séjour sont également concernés par l’EES. Le visa autorise le voyage jusqu’à la frontière et permet de demander l’entrée dans l’espace Schengen, tandis que l’EES enregistre le passage effectif à la frontière, à l’entrée comme à la sortie.

En pratique, si une personne n’est pas ressortissante de l’UE, de l’EEE ou de la Suisse et se  rend dans l’espace Schengen pour du tourisme, une visite familiale, un déplacement  professionnel ou un autre motif de court séjour, elle est généralement concernée par l’EES,  sauf si elle bénéficie d’une exemption.

Les citoyens de l’UE sont-ils concernés par l’EES ? 

Les ressortissants de l’UE ne sont pas concernés par l’EES. Lorsqu’ils voyagent avec un passeport de l’UE en cours de validité, leurs entrées et sorties ne sont pas enregistrées dans le système.

Ce point est particulièrement important pour les binationaux. Une personne qui possède la nationalité d’un pays de l’UE et celle d’un pays non membre de l’UE doit, lorsqu’elle voyage en tant que citoyenne de l’UE, présenter son passeport ou sa carte d’identité de l’UE à la frontière. Si elle présente uniquement son document d’un pays non membre de l’UE, elle risque d’être considérée comme un visiteur de court séjour ressortissant d’un pays non membre de l’UE.

Par exemple, une personne possédant à la fois la nationalité française et marocaine devrait généralement entrer en France avec son passeport français ou sa carte nationale d’identité française. Si elle voyage avec son passeport britannique, le processus frontalier pourrait la traiter comme une visiteuse marocaine de court séjour.

Comment l’EES affecte les ressortissants de pays non membres de l’UE 

Pour les ressortissants de pays non membres de l’UE effectuant un court séjour, l’EES introduit un contrôle frontalier numérisé.

Lors du premier passage après la mise en place de l’EES, le voyageur peut être invité à scanner son passeport et à fournir ses données biométriques, notamment ses empreintes digitales et une image faciale. Ces informations sont alors enregistrées dans le système avec les données relatives à son entrée.

Lors des passages suivants, les données étant déjà enregistrées, le contrôle peut être plus simple et plus rapide. Cela ne signifie toutefois pas que les contrôles disparaissent. Les autorités peuvent toujours procéder à une vérification de l’identité et, si nécessaire, demander certains justificatifs, comme un visa valide lorsqu’il est requis, une preuve d’hébergement, un billet de retour ou de continuation du voyage, une assurance voyage ou la preuve de moyens financiers suffisants.

Que se passe-t-il à la frontière ? 

Pour les voyageurs concernés par l’EES, le premier voyage après la mise en service du système peut prendre plus de temps que les voyages précédents. Lors du premier enregistrement EES, le voyageur doit fournir les données nécessaires à son identification, notamment les informations figurant sur son passeport, ses empreintes digitales et une image faciale.

Le processus exact dépend du point de passage frontalier. Dans certains aéroports, les voyageurs peuvent utiliser des bornes en libre-service. À certaines frontières terrestres ou maritimes, le processus peut être géré par des agents frontaliers ou par des installations d’enregistrement dédiées.

Les voyageurs utilisant certains points de départ au Royaume-Uni, tels que Londres St Pancras pour l’Eurostar, Eurotunnel Le Shuttle à Folkestone ou le port de Douvres, peuvent effectuer les contrôles EES avant de quitter le Royaume-Uni, car le contrôle frontalier français y est réalisé.

Les voyageurs qui prennent l’avion vers l’espace Schengen effectuent généralement l’enregistrement EES à leur arrivée à la frontière Schengen. Les passagers de ferry depuis la plupart des ports autres que Douvres peuvent également être enregistrés à l’arrivée.

L’EES modifie-t-il la règle des 90 jours sur 180 ? 

L’EES ne modifie pas la règle du séjour maximal de 90 jours sur toute période de 180 jours et n’instaure aucune nouvelle limite de séjour. Il permet en revanche un suivi plus précis du respect de cette règle aux frontières.

La règle des 90 jours sur 180, limite déjà de nombreux visiteurs non ressortissants de l’UE à un maximum de 90 jours dans l’espace Schengen sur toute période glissante de 180 jours. Auparavant, les voyageurs et les agents frontaliers s’appuyaient souvent sur les cachets apposés sur les passeports pour effectuer ce calcul.

La règle des 90 jours sur toute période glissante de 180 jours s’applique déjà à de nombreux ressortissants de pays tiers effectuant des séjours de courte durée dans l’espace Schengen. Avant le système EES, le calcul de la durée de séjour reposait notamment sur les cachets apposés sur les passeports.

Avec l’EES, les entrées et les sorties sont enregistrées numériquement, ce qui permet aux autorités de suivre plus facilement la durée des séjours et d’identifier les voyageurs qui dépassent la durée de leur séjour autorisé.

Les voyageurs qui se rendent régulièrement dans l’espace Schengen, notamment pour des raisons professionnelles ou familiales, ainsi que les personnes disposant d’une résidence secondaire, doivent donc être particulièrement attentifs au respect de cette règle.

Un dépassement de la durée de séjour autorisée, même lorsqu’il résulte d’une erreur de calcul, peut avoir des conséquences selon les circonstances et la législation applicable, notamment des sanctions, des difficultés lors de futurs passages aux frontières ou des conséquences en matière d’immigration.

L’EES et les enfants 

Les mineurs de moins de 18 ans, ressortissants de pays non membres de l’UE et voyageant pour un court séjour dans l’espace Schengen, sont également concernés par l’EES. Toutefois, des règles spécifiques s’appliquent à la collecte de leurs données biométriques. Les enfants de moins de 12 ans sont notamment exemptés de la collecte de leurs empreintes digitales.

À cet effet, il est recommandé aux parents ou tuteurs voyageant avec des enfants pour la première fois depuis l’instauration de l’EES de prévoir un temps supplémentaire pour le contrôle aux frontières, notamment pendant les périodes de vacances, en raison du nombre élevé de voyageurs. En effet, le premier enregistrement dans l’EES peut nécessiter davantage de temps, notamment en raison de la collecte des données requises.

L’EES n’est pas l’ETIAS 

L’EES et l’ETIAS sont souvent confondus, alors qu’il s’agit de deux systèmes différents qui  répondent à deux objectifs différents.

L’EES : un système d’enregistrement aux frontières 

L’EES (Entry/Exit System) est un système numérique d’enregistrement des entrées et des  sorties aux frontières extérieures de l’espace Schengen. Il concerne les ressortissants de pays  non membres de l’UE voyageant pour de courts séjours.

Lors du passage à la frontière, les informations relatives au voyageur sont enregistrées  électroniquement, notamment ses données personnelles, ses dates d’entrée et de sortie et,  selon le cas, ses données biométriques. Les refus d’entrée sont également enregistrés dans le  système.

L’EES ne constitue toutefois ni un visa ni une autorisation à demander avant le voyage. Le  voyageur n’effectue donc aucune démarche préalable pour « obtenir » l’EES : son  enregistrement intervient dans le cadre du contrôle aux frontières uniquement.

L’ETIAS : une autorisation de voyage préalable 

L’ETIAS (European Travel Information and Authorisation System) est, quant à lui, une  autorisation de voyage destinée aux ressortissants de pays dispensés de visa pour les courts  séjours dans l’espace Schengen.

Une fois l’ETIAS mis en service, les voyageurs concernés devront effectuer une demande en  ligne avant leur départ et obtenir une autorisation de voyage valide pour pouvoir se rendre  dans les pays européens participant au système.

L’ETIAS sera mis en œuvre fin 2026. Les voyageurs doivent donc rester vigilants face aux  sites internet qui proposent actuellement des demandes d’ETIAS alors que le système n’est  pas encore opérationnel.

Par ailleurs, il est important de noter que ni l’EES ni l’ETIAS ne remplacent un visa lorsque  celui-ci est requis.

Conseils pratiques avant de voyager 

o Avant de voyager vers l’espace Schengen, vérifiez les règles qui s’appliquent à votre situation et la catégorie à laquelle vous appartenez.

o Si vous êtes citoyen de l’UE, privilégiez votre passeport ou votre carte nationale d’identité comme document de voyage.

o Si vous êtes ressortissant d’un pays non membre de l’UE et résidez légalement dans un pays de l’espace Schengen, munissez-vous de votre passeport et de votre titre de séjour. o Si vous voyagez pour un court séjour dans l’espace Schengen, le contrôle aux frontières peut inclure la collecte de vos données biométriques. Prévoyez un peu plus de temps, notamment lors de votre premier passage dans le cadre de l’EES.

o Si vous voyagez fréquemment dans l’espace Schengen, suivez vos jours de séjour afin de respecter la règle des 90 jours sur 180. Le respect de cette durée relève de la responsabilité du voyageur.

o Si vous avez besoin d’un visa Schengen, l’EES ne le remplace pas. Vous devez toujours demander le visa approprié avant de voyager.

Calculateur Schengen

Vérifier un voyage Schengen prévu

Commencez par les voyages Schengen précédents, puis ajoutez le voyage que vous voulez effectuer. Le résultat estime comment la règle 90/180 jours s’applique.

1. Voyages Schengen précédents

Ajoutez les voyages de court séjour précédents dans l’espace Schengen. N’incluez pas les jours couverts par un titre de séjour ou un visa de long séjour.

Voyage précédent 1

Jours comptés

Ajoutez les deux dates

Aucun voyage précédent saisi. L’étape 1 comptera 0 jour Schengen tant que vous n’en ajoutez pas.

Enregistré uniquement dans ce navigateur. Voyages précédents complets : 0.

2. Voyage Schengen prévu

Ajoutez le voyage que vous voulez vérifier. Les dates d’entrée et de sortie comptent toutes les deux comme jours Schengen.

Jours comptés

Ajoutez les deux dates

Important : Ce calculateur est seulement une aide à la planification. Il ne remplace pas les décisions officielles des autorités frontalières ou consulaires et ne garantit ni l’entrée ni l’issue d’une demande de visa.

Accompagnement Schengen premium

Transformez ce plan en demande plus solide.

Obtenez un accompagnement humain sur votre option de visa, vos documents, la présentation de la demande et la préparation au rendez-vous avant de déposer.

Obtenir le service premium

FAQ 

1. Qu’est-ce que le système d’entrée/de sortie de l’UE ? 

Le système d’entrée/de sortie (Entry/Exit System – EES) est un dispositif numérique qui enregistre les entrées et les sorties des ressortissants de pays non membres de l’UE effectuant de courts séjours dans l’espace Schengen. Il remplace le tamponnage manuel des passeports pour les voyageurs concernés et permet aux autorités de suivre électroniquement leurs entrées et sorties aux frontières.

2. Quand l’EES a-t-il commencé ? 

Le déploiement de l’EES a débuté le 12 octobre 2025 et le système est pleinement opérationnel depuis le 10 avril 2026 au sein de l’espace Schengen.

3. L’EES s’applique-t-il aux citoyens de l’UE ? 

Les ressortissants de l’UE munis d’un passeport européen ou d’une carte nationale d’identité ne sont pas soumis à l’enregistrement dans l’EES.

4. L’EES s’applique-t-il aux citoyens britanniques ?

Oui, les ressortissants britanniques voyageant dans l’espace Schengen pour un séjour de courte durée sont considérés, au regard de l’EES, comme des ressortissants de pays non membres de l’UE et sont soumis au même traitement aux frontières que les ressortissants d’autres pays non membres de l’UE. Toutefois, ceux qui disposent d’un document les exemptant de l’EES, tel qu’un titre de séjour valide, ne sont pas soumis à l’enregistrement dans le système.

5. Les titulaires d’un visa Schengen doivent-ils être enregistrés dans l’EES ? 

Oui, un visa Schengen de court séjour ne dispense pas le voyageur des formalités liées à l’EES. Le système enregistre chaque entrée et sortie effective aux frontières extérieures de l’espace Schengen.

6. L’EES remplace-t-il un visa ? 

Non. L’EES n’est pas un visa. Les ressortissants soumis à l’obligation de visa doivent toujours obtenir un visa Schengen avant de voyager.

7. Mon passeport sera-t-il encore tamponné ? 

Non. Pour les voyageurs soumis à l’EES, l’enregistrement numérique de leurs entrées et sorties dans l’espace Schengen remplace l’apposition manuelle des cachets sur le passeport.

8. Que doivent emporter les résidents de l’UE lorsqu’ils voyagent ? 

Les citoyens de l’UE doivent emporter leur passeport de l’UE ou leur carte nationale d’identité. Les ressortissants de pays non membres de l’UE résidant dans un pays Schengen doivent emporter leur passeport et leur titre de séjour, carte de séjour ou visa de long séjour valide.

9. L’EES coûte-t-il quelque chose ? 

Non. L’enregistrement EES lui-même est gratuit.

10. L’EES est-il la même chose que l’ETIAS ? 

Non, L’EES et l’ETIAS sont deux dispositifs distincts. L’EES est un système d’enregistrement aux frontières. L’EES est un système d’enregistrement aux frontières. L’ETIAS, quant à lui, est un dispositif distinct d’autorisation préalable de voyage, obligatoire pour les voyageurs exemptés de visa.